lundi 18 avril 2016

Au trou de vol



H. Storch, 4ème édition en langue française, 2013


Observation
Certains jours froids d’avril ou certaines soirées fraîches, alors que les abeilles ont cessé de voler depuis longtemps, on observe chez des colonies fortes ou même faibles mais bien resserrées, que le trou de vol est occupé par des paquets d’abeilles qui ne laissent qu’un petit espace libre.


Explication
C’est de cette façon que les abeilles, voulant protéger leur couvain contre le froid, ferment le trou de vol. Elles empêchent également la chaleur du nid de s’échapper trop vite. L’observation suivante confirme d’ailleurs cette attitude. Si, ces jours-là, vous ouvrez la ruche par l’arrière, observez le dessous des cadres. Vous remarquerez souvent une barbe d’abeilles pendant jusqu’au plancher. Cela ne signifie nullement qu’il y a déjà pléthore de jeunes abeilles, mais elles ferment par ce moyen les ruelles inférieures et empêchent l’arrivée du froid sur le couvain. Contrairement aux apparences, le nombre de nourrices se trouvant sur le couvain même, peut être très réduit. En se plaçant sous les cadres les abeilles protègent mieux le couvain que si elles se trouvaient sur ce dernier. Nous apprenons ainsi comment une colonie utilise d’une façon économique et rationnelle sa propre chaleur qui lui est absolument indispensable. (En avril, il faut garder le trou de vol relativement étroit).

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