lundi 17 octobre 2016

Au trou de vol



Observation :

Toutes les colonies du rucher ont beaucoup d’humidité au trou de vol, même pendant la seconde quinzaine d’octobre.


Explication :

Le nourrissement a été prolongé jusqu’en octobre alors que le sucre nécessaire était déjà disponible en août. Pour justifier un tel procédé illogique, on prend comme prétexte que lorsque le nourrissement doit être terminé pour le début septembre, les colonies gaspillent les provisions hivernales au profit du couvain. Pourquoi un nourrissement tardif constitue-t-il une erreur ? Parce qu’en agissant de la sorte on oublie que la colonie s’est déjà préparée pour l’hivernage. Elle a éliminé la plupart des vieilles butineuses. Les abeilles qui restent doivent effectuer ce travail supplémentaire et auront perdu leur pleine capacité pour le développement printanier.

Réfléchissons : 15 livres de sucre en solution 3:2 (3 parts de sucre pour deux parts d’eau) donnent exactement dix litres de solution. Cela représente un seau rempli jusqu’au bord. Malgré la saison avancée, cette énorme quantité doit être non seulement absorbée et emmagasinée par la colonie, mais aussi condensée et operculée après que les abeilles y auront ajouté différents extraits glandulaires. Tout ce travail est exigé d’elles juste avant l’arrivée de l’hiver et malgré cela on espère un bon développement printanier de ces colonies ! Plusieurs autres raisons s’opposent à ce nourrissement tardif qui peut même provoquer l’éclosion de la nosémose.

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